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Note de mise en scène

L'auteur a choisi un langage simple, très direct pour revisiter un des mythes les plus anciens de l'histoire de l'humanité, déjà connu du temps des sumériens, et le rendre accessible à tous, même aux plus jeunes – grâce à une imagination débordante d'humour - alors qu'il aborde des sujets forts, profonds et universels.

Il ne peut s'agir de traiter cette histoire de façon superficielle et gentille, ni prendre une iconographie simpliste des pingouins, qui réduirait et enfermerait les personnages dans une représentation qui les éloignerait de ce qui est en train de leur arriver : l'inéluctable approche. Comment être le témoin de la fin du monde, de la mort d'un ami, quand sa propre survie est en jeu ?

La banquise est blanche certes, mais la fin des temps, ici le risque écologique et le changement climatique, menace. Notre arche fera plutôt penser à un cargo rouillé et les costumes - trash et déjantés – ne garderont que des éléments stylistiques de pingouins et de colombe, comme une lointaine réminiscence. Sans vouloir faire un portrait sociologique, il s'agit bel et bien de créer une vraie identité à ce groupe en plus de la personnalité de chacun de ses membres. Cette tribu aura ses codes, ses habitudes, son mode de fonctionnement et une gestuelle propre à chacun.

La musique, à la fois joyeuse, énergique et déjantée est un mélange de blues, de rock, de reggae. On reconnaît au passage le groove des percussions afro-cubaines et aussi des musiques urbaines.
Ce mélange de gravité, de profondeur des thèmes et d'humour débridé, ce sont les Blues Brothers dans l'univers de Mad Max pour parler de solidarité, de fraternité, d'amitié, de fidélité en réponse à la discrimination, à l'exclusion et plus généralement aux peurs qui nous habitent.